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NICE-MATIN - Samedi 19 Mai 1998 Cannes " Mémoires Cannoises du Festival du Film de Cannes " Festival : mémoires vives Les Mémoires cannoises du Festival étaient un projet, mené l'an dernier, par un organisme de formation réinsertion. C'est désormais une association. L'année dernière, Christophe Lafuente était stagiaire à l'Agence azuréenne de formation et de développement. Danseur et chorégraphe, diplômé de l'école Rosella-Hightower, il a durant une année, suivi un stage de chef de projet culturel au sien de l'AAFD. « Suite à un accident du travail, j'ai été amené à changer de voie, mais je voulais toujours rester dans les domaines artistiques et culturels ». A l'issue du stage, il s'est rendu compte que le travail effectué, mené avec douze autres personnes, représentait un véritable trésor. Le thème ? Mémoires cannoises du Festival. A la recherche du temps passé Le but était de retrouver des Cannois qui avaient, de loin ou de très, voire de très près, « vécu dans l'univers du Festival du film ». La cinquantième édition, l'an dernier, se prêtait encore mieux que d'autres à cette compilation de témoignages. Plusieurs pionniers avaient été retrouvés, dont certains à qui l'on n'avait que très rarement donné la parole. « Au début du mois de septembre dernier, j'ai constaté que les documents récoltés n'étaient plus du tout utilisés », raconte M. Lafuente. Ces documents avaient servi non seulement à effectuer le travail de stage mais aussi à constituer une exposition, présentée dans le cadre de Forum-Cannes-Festival. Du mois de septembre jusqu'au mois d'avril, ce furent de longues semaines de tractations. « « Le directeur de l'AAFD, constatant que cette 'somme' n'était plus exploitée, ce qu'il regrettait autant que moi, a bien voulu la cédera l'association que j'ai justement créée dans ce but : pérenniser l'exposition et la rendre itinérante ». La chasse au trésor continue Un an après le "cinquantième", l'initiative est relancée. Dans l'esprit du président Lafuente et de ses membres - parmi lesquels il compte accueillir ses anciens collègues stagiaires -, les recherches peuvent être enrichies. Les possesseurs de souvenirs, matériels ou spirituels, peuvent se manifester (1). Certains étaient présents à l'Auberge provençale, au Suquet, pour la présentation du (nouveau) vernissage de l'exposition. Un lieu symbolique, ex-Da Bouttau - le restaurateur Jean Bouttau ayant été un des premiers Cannois à soutenir ce qui ne s'appelait pas encore le Festival du film. Au Suquet, sur les lieux des premières fêtes festivalières, la relance des Mémoires. Sous l'enseigne, le président Lafuente (chemise foncée) entouré de Pascal Giovanetti, créateur du projet avec son agence, et de Jean-Pierre Magnan, Cannois et professionnel multicarte du cinéma. (Photo A. B.-J.)
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