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NICE-MATIN - Dimanche 5 mars 2000 Cannes QUESTIONS A : Christophe Lafuente Il était une fois... le Festival du film, raconté par le président des "Mémoires Cannoises" - Pourquoi avoir créé une association sur "les Mémoires Cannoises du Festival du Film de Cannes"? Pour reconstruire la mosaïque des souvenirs des Cannois et leur redonner la parole, en créant une synergie autour du 7e art. Je veux créer une exposition vivante. Contrairement aux Archives qui ne font que stocker des documents, je veux que les pionniers du Festival puissent se rencontrer et se raconter. - Que comptez-vous faire des documents que l'on vous remettra ? D'abord, je tiens à préciser que les originaux sont dupliqués et scannés ou remis en dépôt par les propriétaires qui peuvent les récupérer à tout moment. Ensuite, je voudrais créer un circuit à travers des lieux cannois, mémoires du cinéma ou endroits mythiques du Festival, à la manière d'une exposition itinérante, illustrée par un guide du 7e art cannois. - Et à plus long terme ? Tout est possible, nous sommes, Robert Damiano et moi "l'être", il nous manque "l'avoir". Nous possédons déjà 200 documents mais ce que nous voudrions, c'est créer un véritable "Musée du cinéma". Et puis, nous voudrions, également, refonder une école, comparable à l'Institut des Techniques Audiovisuelles de Cannes, qui existait dans les années soixante-dix, et duquel sont sortis de jeunes Cannois qui travaillent aujourd'hui dans le cinéma, à Paris ou ailleurs. Et pourquoi pas utiliser le potentiel des jeunes artistes, en mal de créativité qui taguent nos murs, pour construire un véritable décor de la ville. - Vous avez également créé un site Internet, ch-lafuente.com, dans quel but ? C'était indispensable car le Festival de Cannes connaît une résonance mondiale et je voulais pouvoir ouvrir l'association au monde entier. Je voulais également permettre aux Cannois de déposer des documents, des anecdotes ou des informations inédites, 24 heures sur 24. Et puis, les 20 pages du site retracent un peu toute l'histoire du Festival du Film en images couleur et en textes. Carinne BARON (Photo Serge Haouzi) - Permanence tous les vendredis de 17 h à 20 h 30 à la MJC Picaud
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