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NICE-MATIN -- Lundi 9 octobre 2000 ERAC : après les planches, la toile
L'école régionale d'acteurs de Cannes a dix ans. Après avoir centré sa vocation autour du théâtre, elle envisage dès l'an prochain d'élargir sa formation au septième art. Dix ans déjà ! En 1990, les volontés culturelles conjuguées du ministère de la Culture et de la ville de Cannes, offre à la cité internationale du cinéma une école régionale d'acteurs. De quoi jubiler, puisqu'il manquait à notre ville cette formation régionale. Nice qui pourtant possède son centre d'art dramatique (avec Jacques Weber), n'a pas cette structure. D'ailleurs un partenariat incite l'ERAC, a participé à la vie théâtrale niçoise, depuis Cannes (c'est déjà l'intercommunalité !). Mieux suivre les élèves après l'école En 2000 l'école est déjà à l'origine de quelques carrières, notamment celle de Nicolas Giraudy (acteur de "Montparnasse Pondichéry). "En fait, il s'est lancé tout seul, explique Didier Abadie, délégué général de l'ERAC. Le suivi des élèves après leur sortie est un de nos points faibles. Nous allons créer un poste pour renforcer ce secteur. Les deux années qui suivent la sortie de l'école, cela reste facile de suivre nos élèves, car l'ERAC reste un centre d'informations pour eux. Cela nous permet de situer le pourcentage d'anciens élèves qui sont devenus profes¬sionnels, autour de 70 à 80 %" L'Etat apporte 6MF du budget annuel La formation publique (l'école est financée en grande partie par l'Etat et tourne avec un budget estimé à 6MF par an ; la ville de Cannes la finance à hauteur de 900 000 F par an). D'un point de vue technique, la formation, qui est pour l'instant 100 % théâtrale, dure trois ans (à raison de trois promotions de seize élèves). Un partenariat existe avec le théâtre de Gennevilliers, le théâtre des Amandiers, le théâtre du Merlan, le théâtre de la Criée, le théâtre du gymnase, et le théâtre de Nice notamment. Les metteurs en scène s'impliquent Claude Regy, Peter Brook, Simone Amouyal et quelques autres grands noms du théâtre ont chacun amené une modification profonde de l'ERAC "Depuis trois ans, un comité pédagogique a été constitué avec Simone Amouyal, Bernard Chartreux, Michel Corvin, Jacques Mornas, Jean-Pierre Vincent et moi-même, afin de réfléchir au fonctionnement de la structure et tirer les enseignements de toutes les expériences que nous faisons", précise Didier Abadie. L'atout cannois L'une des révolutions pour 2001 sera sans doute l'élargissement de l'ERAC vers le cinéma. "Nous souhaitons avoir cette formation polyvalente vers le cinéma et le théâtre. Mais pour cela, il nous faut réfléchir à un cursus nous avons déjà noué des rapports très étroits avec l'organisation du FIF. Nous libérons nos élèves pendant le festival du film. Ils sont tous accrédités dans la catégorie "jeunes acteurs". Une journée de contact leur est même consacrée avec des rencontres autour des métiers du cinéma"... Le studio classique qu'il a créé est un véritable atelier d'entraînement pour acteurs professionnels. Il est un homme de théâtre Français dont la renommée n'est plus à faire. "Cannes est une ville très culturelle. Son côté paillette, grand luxe n'est qu'une façade. Cette école a une bonne réputation à Paris. Et je compte bien y trouver des comédiens de demain, qui pourront d'ailleurs être dans la distribution d'une de mes pièces", précise le metteur en scène. L'ERAC va former de nouveaux élèves et ses enseignants participent également à l'option théâtre du lycée Bristol, l'un des rares du département à centrer son bac sur le cinéma et l'enseignement du théâtre (lire par ailleurs). R.Y. Des élèves de l'ERAC se sont retrouvés sur les planches du Festival d'Avignon. Par ailleurs, l'ensemble 9 a créé le 11 mai dernier à Marseille (théâtre du gymnase) une pièce inédite de Grégory Motton "L'île de Dieu" qui sera reprise au théâtre de l'Aquarium à Paris. Pour tous renseignements sur les formations de l'ERAC : tél. 04.93.38.73.30. ou au 68, avenue du Petit-Juas. Les cours ont repris à l'école régionale d'acteurs de Cannes. Un organisme public qui forme au métier d'acteur avec des intervenants du monde du spectacle parisien. (Photo Gilles Traverso)
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