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NICE-MATIN Jeudi 14 décembre 2000 Grand Cannes L'Europe des cinéphiles à Picaud Passionnés de cinéma, ils viennent de toute l'Europe et courent les festivals de France et de Navarre. Rencontre avec de jeunes étudiants belges en stage aux 13e RCC Julien Ceuterick est Belge. Il suit des études de communication à Namur. Sa compatriote Deborah Steenhout apprend l'anglais et le russe à Mons pour devenir interprète. Viviane Fido-ne, elle, est italienne, inscrite en psychologie à l'Université de Padoue. Recherche points de vue pertinents Julien, Deborah et Viviane ont un point commun : le cinéma. Ils sont tombés dedans quand ils étaient petits. Leur second point commun : ils sont tous les trois invités des 13e Rencontres cinématographiques de Cannes (RCC) où ils participent à différents stages et ateliers. A charge de revanche, puisque de jeunes Cannois seront à leur tour invités dans les festivals d'Outre-Quiévrin, à Charleroi, Namur ou Mons. En attendant, l'Europe de la cinéphilie a donc déboulé à la MJC Picaud, où elle restera jusqu'a la clôture, samedi. Les deux jeunes Belges ont choisi l'atelier " Moi, jeune critique " où ils espèrent acquérir les techniques d'analyse et les ficelles d'écriture journalistique qui leur permettront d'aiguiser leur sens critique. « Mon objectif, dit Julien, qui court les festivals de France et de Navarre depuis déjà quatre ou cinq ans, c'est surtout de rencontrer des gens, des professionnels du cinéma qui peuvent vous donner un angle de vue plus pertinent que celui que l'on peut avoir du haut de nos vingt ans ». La présence à Cannes de réalisateurs comme Georges Lautner ou Yves Boisset (attendu aujourd'hui) le comble de bonheur. « On en a un peu marre du cinéma belge ! » Pour Deborah, presqu'une " habituée " de Cannes - elle était déjà " descendue " pour le dernier Festival international du Film -, les RCC constituent une occasion de « s'ouvrir l'esprit, de s'aérer la tête ». Et, pourquoi pas, de lancer des passerelles entre sa passion pour le 7e Art et l'interprétariat auquel elle se destine. « Peut-être qu'un jour je serai déléguée dans un festival ou bien amenée à travailler dans un organisme culturel européen, on ne sait jamais ». Critiques, en tout cas, ces deux jeunes stagiaires le sont déjà vis-à-vis du cinéma de leur Wallonie natale. Si Julien et Deborah se sentent naturellement fiers de la palme cannoise accordée l'an dernier à la " Rosetta " des frères Dardenne, ils disent néanmoins en avoir « un peu marre de ce cinéma belge ancré dans une réalité très sombre ". " Rien à dire, c'est du bon cinoche, mais, ajoute Deborah, offrir tout le temps l'image d'une région sinistrée est un peu lassant. Chez nous, il y a pourtant matière à des scénarios plus optimistes... » Th. R.
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